Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 16:44

http://a7.idata.over-blog.com/0/41/33/87/actus/COUV-PINOK.pngAdaptation libre du célèbre conte moral de Carlo Collodi. Visiblement l'auteur a voulu livrer une version trash de Pinocchio, loin de l'adaptation Disney qui d'après lui avait détourné de sa véritable vocation un conte noir pour enfant. Pour avoir lu le conte de Collodi, je me souviens beaucoup plus de la moralité oppressante du conte que de sa noirceure.

Bref. Voici donc Pinocchio en robot tueur, entouré des sept nains violeurs en bande de la pauvre Blanche Neige et autres personnages de conte affublés ici de tous les travers vulgaires imaginés par l'auteur. Problème: la version trash des contes de fées fait depuis longtemps marrer en soirée (il n'est pas le seul à avoir imaginé les nains violant Blanche Neige) et je dirai qu'à part offir quelques moments de franche rigolade autour de cette idée, il n'y a pas de quoi en faire un album. Quant à lui donner un prix, on se demande. Une bande dessinée vulgaire. Eventuellement graphiquement elle est intéressante, mais sans propos derrière, l'illustration n'est rien.

http://benjaminlacombe.hautetfort.com/media/00/01/1563358732.jpg 

Par Les boggans - Publié dans : Bandes dessinées
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 09:50

http://bd.casterman.com/docs/Albums/41204/9782203003279.jpgRoman graphique qui raconte l'histoire de Dodola et de Zam (Cham). Dodola a été vendue par son père à un scribe qui va en faire son épouse. Traumatisée par sa première relation sexuelle avec cet homme à qui on l'a vendue, Dodola pleure. Le scribe décide alors de la consoler en lui racontant des histoires issues du Coran et en lui apprenant la calligraphie arabe. De cette expérience va naître chez Dodola un amour pour les histoires et la calligraphie et une vision pragmatique et désolée du sexe. Alors qu'elle commençait à trouver un équilibre chez ce scribe, ce dernier est tué par des voleurs et Dodola ne trouve son salut que dans la fuite. Elle va faire la rencontre d'un jeune garçon, Cham, qu'elle va prendre sous son aile, le considérant comme son enfant. Ensemble ils vont se réfugier dans un bateau abandonné au milieu du désert: Cham devenu Zam se chargera de trouver de l'eau, Dodola vendra ses charmes pour un peu de nourriture. Leur union prendra fin quand Dodola sera kidnappée pour être emprisonnée dans le harem d'un sultan.

Un ouvrage extrêmement étonnant, car il mélange une vision réaliste de l'Orient (la pauvreté notamment face aux gigantisme de certaines villes) aux textes du Coran. La calligraphie arabe prend le pas sur le dessin moderne, donnant à l'ouvrage un graphisme unique en son genre. L'histoire de Dodola et de Zam est ainsi vue à la lumière des sourates du Coran, et le monde moderne se confond alors avec les contes arabes. La sensualité qui a fait la renommée des contes orientaux est ici présentée de façon tragique: si Dodola utilise le sexe pour arriver à ses fins, elle en subit les conséquences physiques (sur son corps, sur son désir de maternité). Quant à Zam, son désir pour Dodola, sa mère d'adoption puis sa soeur mais finalement son amante, l'amènera à rejeter son identité sexuelle. Un roman graphique foisonnant, peuplé de références religieuses et ésotériques (le carré magique à neuf cases, pour les neuf chapitres de cet ouvrage) et riche en enseignement.

http://www.portlandmonthlymag.com/assets/0005/3365/craig-thompson-habibi.gif?1314340892

Par Les boggans - Publié dans : Bandes dessinées
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 14:45

Andrew Detmer est un lycéen américain plutôt mal dans sa peau: sa mère est malade et vit ses derniers moments dans la chambre en dessous de la sienne et son père passe son temps à le battre. Andrew décide d'ailleurs de filmer sa vie en permanence (sans qu'on sache bien pourquoi). Son seul contact parmi les jeunes de son âge est son cousin, Alex, avec qui il va au lycée, mais on ne peut pas dire que les deux soient réellement des amis. Lors d'une soirée entre lycéens, Alex fait appel à Andrew pour qu'il filme leur découverte. Alex et un autre lycéen, Steve, ont découvert un trou d'où émane un bruit surpenant. Les trois lycéens descendent dans ce trou et vont vivre une expérience qui va les changer radicalement.

Bon. Revenus à la surface de la terre, ces trois ados vont développer des pouvoirs de télékinésie et vont utiliser ces pouvoirs pour être plus populaires. Ce film m'a fait comprendre à quel point les lycéens américains peuvent être cons. Ce sont des amis, mais ils n'arrêtent pas de se mesurer les uns aux autres, et ce de façon très violente parfois. Quant à la symbolique du trou comme organe féminin (théorie émise par un critique du Cercle), je n'y croyais pas au départ, mais si c'est bien ça. A un moment à force d'utiliser leur pourvoir, ils finissent par saigner du nez et là l'un des lycéens compare ça aux périodes des filles. Juste navrant. Le tout est filmé à la Blair Witch, histoire de faire style, sauf que c'est juste pathétique. Seul point positif, le film ne dure qu'à peine 1 heure et 30 minutes.

-- LN

http://s.excessif.com/mmdia/i/58/4/chronicle-de-josh-trank-10618584cdofo.jpg?v=1

Qzzz-Qzzz! Je suis con mais je soulève des choses.

H. oublie une chose: les personnages étant des crétins décérébrés, même avec des pouvoirs, ils restent des crétins décérébrés (en même temps, c'est logique) et du fait, l'argument (si tant est que c'en est un) du film est aussi sa faiblesse intrinsèque: jamais on éprouve ne serait-ce qu'une once d'empathie (et encore moins de sympathie) pour ces personnages. Quant à la caméra subjective mais en fait pas vraiment: j'ai un message à faire passer à tous les réalisateurs du monde entier: STOP!

-- Mathieu

Par LN - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 10:35

Après Iron Man I & II, après Thor, après Captain America, les différents Hulk, tous aussi ratés les uns que les autres (à l'exception notable du premier Iron Man qui était drôle et efficace), c'est avec une certaine appréhension que les boggans sont allés voir le film sur la team au complet. Pour ma part, je comptais sur la patte de Joss Whedon telle qu'il l'avait montré dans Buffy, Firefly ou même -- dans une moindre mesure -- Doll House: l'esprit d'équipe, les cascades, et de vrais personnages féminins, il sait faire Joss. Sans avoir vu de bande-annonce ni même connaître le pitch du film, nous sommes arrivés en retard et avons donc raté les premières minutes du film. Or, de quoi est-il question?

Donc, Loki est de retour et veut mener une guerre totale contre la Terre. Le SHIELD réunit donc les Avengers pour la défendre. OK. Ultra classique. Je suis prêt.

Après la scène du retour de Loki, les premières scènes de "l'appel aux armes" sont assez efficaces et on découvre le personnage de Black Widow (Scarlet Johansson). L'ensemble est bien mené. La surprise vient ensuite: Whedon http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/f/f9/TheAvengers2012Poster.jpg/220px-TheAvengers2012Poster.jpgparvient à éviter la faille de Thor en gardant constamment un rythme endiablé voire effrené. A aucun moment l'action ne ralentit. C'est d'ailleurs assez époustouflant. 

Bon, par contre, c'est clairement au détriment de l'ambiance (il n'y en a pas) et de la profondeur des personnages. Les quelques tentatives (deux, en fait) de psychologisation des personnages font pschiiiit. Dans un cas à cause d'un défaut d'écriture: la Black Widow confesse à Loki sa dette envers l'archer qui lui a sauvé la vie mais montre ensuite que c'était une manipulation de sa part pour faire parler Loki pour ensuite, finalement, se montrer toute émue lorsqu'elle parvient à sauver l'archer... J'ai d'autant plus de mal à suivre que ces deux personnages me sont inconnus, que j'ignore leur passé et donc, à mes yeux, ce sont des personnages secondaires. Autre tentative: la mort d'un des agents. Stark/ Iron Man semble affecté, mais bon, voilà, on passe vite à autre chose... ce qui est dommage quand même car le film (à travers le personnage du colonel du SHIELD) présente cette mort comme le moteur de la constitution des Avengers en une véritable équipe.

Il n'empêche, ne boudons pas notre plaisir: les scènes d'action sont assez vertigineuses et plusieurs plans parviennent à illustrer de manière particulièrement efficace ce qu'est un combat d'équipe (mode geek on: intéressant quand on pense à une meute de loups-garou). Et puis les blagues de Stark/ Robert Downey Jr, ça marche toujours surtout lorsqu'elles font référence aux précédents films et notamment à ce qu'en a dit la critique ("la bande de Shakespeare").

Un regret? Oui: qu'encore une fois le scénario contient une faille majeure qui montre que ce film n'est autre qu'un produit de divertissement potache sans plus: Hulk est incontrôlable et toute la première moitié du film repose sur ce fait; mais le dénouement final nous montre un Hulk qui contrôle sa colère contre les ennemis désignés. Suspension d'incrédulité anéantie.

Dernière remarque: je suis épaté qu'en 2012 Hollywood nous propose encore, lorsqu'il s'agit des super-héros, un film clairement post-11-Septembre. New York est attaquée, détruite, les plans d'immeubles ravagés, de victimes appeurées fuyant une dévastation aveugle nous le rappelent et ce n'est pas un hasard si les Avengers sont souvent filmés avec des pompiers ou des flics en arrière-plan. On a même une image avec des survivants apportant des bougies devant un mur des disparus. Impressionnant. Comme quoi, le traumatisme n'est pas oublié.

-- Mathieu

Par Les boggans - Publié dans : Cinéma
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Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 10:29

Film hommage de Steven Spielberg à la saga des Tintin, qui soi-disant aurait bercé la jeunesse de l'illustre réalisateur. Comme à peu près tous les bambins de l'époque et de la suivante, me dira-t-on. Voilà donc le Tintin à la sauce Spielberg, qui suit en diagonale les albums consacrés à Rackham le Rouge, en n'omettant pas quelques références aux autres histoires du célèbre reporter: on voit les boites métalliques du Crabe aux pinces d'or, la fusée d'Objectif Lune et j'en passe. Le film commence donc avec Tintin dans les rues de Montmartre qui s'achète pour un pound (?) une maquette d'un bateau appelé la Licorne. Alors qu'il vient d'acheter cette maquette, un homme se présente et lui en propose le double. Tintin refuse, rentre chez lui et, bon reporter qu'il est, se pose immédiatement la question de ce que cache cette maquette. Il part à la bibliothèque (Google n'existe pas encore), mais pendant son absence cette dernière est volée dans son appartement. Tintin flaire à cet instant la bonne histoire...

Un film remuant à l'excès. On dirait presque une attraction de Disney, type petit train de la mine. Tu attends beaucoup avant, l'attraction au final ne dure que quelques instants, et pour finir tu sors de l'attraction avec une impression de déchaînement teintée d'un à quoi bon? Car finalement, outre le côté très gigotant du film qui finit par agacer, le principal problème est l'absence d'intimité. Ce film sur Tintin ne donne aucune clef pour comprendre pourquoi Spielberg en fait son personnage préféré. Visiblement, Spielberg aime le côté aventurier de Tintin, mais il est passé à côté de l'ambiance des bandes dessinées. Je trouve le regard de Spielberg sur Tintin fade, sans intérêt ce qui donne un film certes dynamique, mais sans âme. Après les critiques trouvaient que le dessin du film était très moche. Personnellement, cela ne m'a pas gênée.

-- LN

http://lestoilesheroiques.fr/wp-content/uploads/2011/09/tintin-film-2012-spielberg-image5.jpg

Quant à moi, l'absence de relief (ah, ah) à la fois dans l'image, dans l'action, dans le propos, dans les personnages m'a vite lassé et, du coup, je me suis endormi au bout d'une demi-heure. J'avais beaucoup aimé, enfant, lire les Tintin; je n'ai trouvé aucun intérêt à cette transposition sur grand écran. Pourquoi? Comme pour Narnia, par définition, ce sont des oeuvres ultra-datées et si on évacue cet aspect, on enlève ce qui fait leur charme.

-- Mathieu

Par Les boggans - Publié dans : Cinéma
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